Jaroslav Seifert

14. duben 2011 | 21.15 |

Biographie

Jaroslav Seifert était un écrivain, poète et journaliste tchèque. Il est né le 23 septembre 1901 àPrague. Sa famille était très pauvre et avait les problèmes sociaux. Seifert n'a pas fini ses études parce qu'il avait beaucoup d'absense à l'école. Il passait les jours dans les tavernes où il composait les poèmes pour payer la bière. Il a publié son premier recueil de poèmes à 1921 (en âge de 19 ans). Il a entré au Parti communiste tchécoslovaque et il éditait plusieurs journaux communistes. Mais après 9 ans il a été exclu du Parti parce qu'il a signé un manifeste contre les tendences bolchéviques  du Parti. En 1949 il a quitté le journalisme pour pouvoir se consacrer entierèment à la littérature. En 1967 il a été nommé Artiste National. Ensuite il est devenu président de l'Union des écrivains tchécoslovaques. Mais deux ans plus tard il a dû quitter sa poste pour ses idées non-conformes avec les du régime communiste. Ses oeuvres étaient publiées en samizdat (non-oficieusement, en secret). En 1976 il a signé la Charte 77 et puis il s'est retiré. En 1984 il a reçu le Prix Nobel de littérature. C'était un grand événement mais dans les journaux (communistes) il n'y avait qu'une courte mention. Il est mort deux ans après.

Oeuvre

Seifert écrivait la poésie patriotique, romantique et aussi politique. On peut y trouver la nostalgie et aussi l'ironie (qui est – d'après moi – un signe caractéristique de la littérature tchèque). Comme tous les auteurs, Seifert a trouvé son inspiration dans sa vie. Par exemple son recueil Sur les ondes de la TSF (1925) est inspiré par ses voyages en France et en URSS. Étoiles au-dessus de Jardin de Délices (1929) est un recuiel autobiographique inspiré par le poétisme. (Le Jardin de Délices était un lieu où jouaient les enfants du quartier où Seifert est né). Après l'année 1938 il a écrit quatre recuiels patriotiques où il a exprimé son opinion des événements de cette année (la mobilisation et les Accords de Munich). Après l'année 1945 sa poésie était interdite et publiée en samizdat. Aux années 1970 et 1980 il écrivait les vers surtout pour ses amis. Il décrivait ses souvenirs et il faisait le bilan de sa vie.

Les jours que j'ai aimés

et qui se sont enfuis sur le dos des ciels rouges,

en les piquant avec l'éperon des étoiles,

couché à l'ombre du temps qui s'écoule

je voudrais les rappeler pour qu'ils reviennent.

Et surtout les premiers baisers

je sens encore leur goût sur mes lèvres,

les larmes amères comme les déceptions et la fleur d'absinthe

les douces tentations

dont nous avons conscience seulement

quand elles nous ont quittés depuis longtemps.

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Et adieu...

La poésie depuis toujours nous accompagne.

Comme l'amour,

comme la faim, la peste, la guerre.

Parfois mes vers furent sottise

que c'en est honteux.

Mais je ne cherche pas d'excuse à cela.

Je crois que chercher la beauté des mots

c'est beaucoup mieux

qu'occire, assassiner.

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La chanson

(Le pigeon postal, 1929)

Il agite un foulard blanc

celui qui fait ses adieux,

chaque jour quelque chose s'achève,

quelque chose de magnifique s'achève.

Le pigeon postal bat des ailes contre l'air

en revenant à la maison ;

désespérés ou pleins d'espoir,

toujours nous retournons chez nous.

Essuie tes larmes

et sourie de tes yeux éplorés,

chaque jour quelque chose commence,

quelque chose de magnifique commence.

Traduction: Jean-Gaspard Páleníček

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Voir aussi: 

htto://www.espritsnomades.com/sitelitterature/seifert/seifert.html

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